Bibliothèque des projets du CNES

5 Avril 2024

Soyouz en Guyane

Dans le cadre d’un accord intergouvernemental, le Centre Spatial Guyanais accueillait depuis 2011, le lanceur russe Soyouz.

Les sanctions décidées par les gouvernements européens envers la Russie ainsi que les récentes annonces de ROSCOSMOS, l’agence spatiale russe, ont des répercussions significatives sur les différents programmes de coopération spatiale avec la Russie.

Dans le cadre d’un accord intergouvernemental, le Centre Spatial Guyanais accueillait depuis 2011, le lanceur russe Soyouz. L’arrivée imminente des nouveaux lanceurs Vega-C et Ariane 6 sur le marché permet d’envisager une reprogrammation des lancements institutionnels européens. Le CNES a mis en œuvre les procédures permettant un départ rapide, sûr et encadré des ingénieurs et techniciens russes présents sur la base spatiale. Par conséquent, le programme Soyouz en Guyane est suspendu.

Historique

Le 21 octobre 2011, une fusée Soyouz décollait pour la 1ère fois du centre spatial guyanais (CSG) avec à son bord deux satellites européens Galileo. Cet événement  couronnait une collaboration débutée en 2003 entre les agences spatiales européenne (ESA), russe (Roscosmos) et le CNES, initiateur du programme « Soyouz en Guyane » et propriétaire du CSG.

D'une hauteur de 46 m pour une masse de 308 tonnes, le lanceur Soyouz ST (avec ST pour « Spécial Tropiques ») est capable de placer sur une orbite de transfert géostationnaire une charge utile pouvant aller jusqu'à 3,2 tonnes grâce à l’effet de fronde maximum procuré par la position équatoriale du CSG. Fabriqué en Russie, le lanceur Soyouz ST intègre des adaptations liées aux conditions météorologiques de la Guyane, à la sécurité et sauvegarde des lancements au CSG. Il est commercialisé par la société européenne Arianespace.

Entre 2011 et 2018, 20 fusées Soyouz ont décollé depuis l’ensemble de lancement spécialement construit par le CNES sur la commune de Sinnamary.